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Créer l’entreprise élastique

Dans le cadre de l’événement Revolution@Work, Aktan organise et anime des ateliers sur des thématiques liées à la transformation du travail. L’année dernière, les ateliers ont permis de faire émerger de premières conclusions. Nous vous proposons d’en découvrir progressivement les résultats, sous la forme de courts épisodes.

Le premier épisode s’intéresse à l’évolution des organisations vers ce que l’on peut appeler « l’entreprise élastique », dont les frontières sont plus dynamiques, poreuses et pour laquelle l’enjeu devient la production d’un modèle culturel fort afin de donner du sens.

Cette question de l’ entreprise élastique est un réel sujet pour AKTAN et nous tentons de renforcer nos actions sur chacune des 6 dimensions qui ressortent des ateliers.

 

PRODUCTION DE MODELE CULTUREL

Ce qui nous fait lever le matin, n’est certainement pas de réaliser un chiffre d’affaires ou d’être le leader du marché. Bien entendu, cela nous intéresse, mais cela ne doit être qu’une conséquence. Ce qui nous rassemble chez AKTAN, c’est notre désir de transformer la société par l’innovation centrée sur les gens et leurs usages. Nous cherchons à créer de nouveaux réels désirables et ça nous donne beaucoup d’énergie au quotidien.

 

POROSITE A L’ECOSYSTEME

La nécessité de penser l’organisation comme quelque chose d’ouvert est une réelle évidence. Nous avons eu la chance d’accueillir sur plusieurs mois des collaborateurs en immersion d’entreprises comme Crédit Agricole ou RTE, nous hébergeons une start-up en communication, nous avons ouvert notre capital à des acteurs sur notre chaîne de valeur et nous fonctionnons régulièrement avec des partenariats. Cela nous oblige à ne pas tricher. Quand quelqu’un d’extérieur est chez vous tous les jours pendant 2 mois, vous ne pouvez pas simuler des postures, vous ne pouvez qu’être vous-même. Ce miroir vous oblige à vous regarder sévèrement pour évoluer vers une manière de fonctionner juste, pour savoir s’interfacer facilement avec les autres.

 

TRANSFORMATION RELATIONNELLE

Chaque année nous dépensons près de 50% de notre CA en R&D. Nous travaillons au lancement en 2017 d’une plateforme dédiée à la diffusion de l’empathie dans les organisations. Cet effort quotidien est largement motivé le témoignage quotidien de nos clients sur les nécessaires changement en termes de modèles relationnels.

 

DISTRIBUTION SPATIALE

Notre équipe compte 20 collaborateurs permanents, à date. Tous ont des jours de télétravail dans leur contrat, plusieurs habitent Paris alors que le siège est à Orléans. Au total, le bureau est lieu de vie important, mais nous concevons la collaboration comme quelque chose qui se fait de partout.

 

NOUVELLES FORMES DE PILOTAGE

Bien entendu, on ne mesure pas la ponctualité ou autre indicateurs du passé, les gens viennent et partent quand ils le souhaitent et s’organisent par eux-mêmes en respectant les contraintes projet. Nous cherchons progressivement à mieux mesurer le bien-être collaborateur via des enquêtes régulières et des moments de dialogue. L’idée est de responsabiliser les personnes au maximum et de créer les liens pour que chacun sache qu’il ne travaille pas pour lui, mais pour le collectif.

Au total, nous cherchons à participer, à notre échelle, à cette révolution du travail, c’est pas toujours simple, mais on s’y emploie et nous n’hésiterons pas à partager nos pistes de solutions avec vous.

 

Paul

Empathy Sharing Club

Nous sommes très heureux de vous annoncer le lancement de l’ Empathy Sharing Club,

L’Empathy Sharing Club a pour vocation de partager avec vous nos avancées en termes de tendances, pratiques, méthodes, concepts sur le thème de l’empathie, vue comme un système, un process de découverte et de transformation du réel.
La première édition s’est tenue le 22 juin dernier. Nous avons échangé avec des participants « au top » sur le thème du « système empathique ».
Le prochain club se tiendra le 22 septembre et vous êtes les bienvenus !

 

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Inscrivez-vous !

[JOBS] Aktan recrute 5 nouveaux profils !!

[JOBS]
Aktan recrute un designer de services, un designer UI/UX, un développeur et 2 stratèges et recherche un stagiaire en UX design !

Aktan accompagne les transformations des entreprises et des territoires en insufflant, en structurant et en pilotantleurs démarches d’innovations services.

Dans un contexte de mutation des pratiques et des attentes en matière d’innovation, Aktan (re)donne à ses clients les moyens de concevoir des services innovants centrés sur les besoins et les usages des utilisateurs et de l’ensemble des parties prenantes qui influent sur l’expérience du service.

Notre démarche : l’expérimentation stratégique des innovations : un processus «test and learn» continu jusqu’à la conception finale du service, s’appuyant sur les méthodes de l’ergonomie et du design de services : l’observation in vivo des usages des utilisateurs à partir de prototypes.

Candidatez ici :

Designer de services
http://buff.ly/2fPSjbI

UX/UI designer
http://buff.ly/2fPY4WP

Front-end engineer
http://buff.ly/2fPTzLR

Stratège transformation industrie/service
http://buff.ly/2fPZbpD

Stratège Design et Innovation service
http://buff.ly/2fPXZTa

 

[Infographie] Travailler demain : 5 tendances au sujet des environnements de travail des métiers émergents

Travailler demain : 5 tendances au sujet des environnements de travail des métiers émergents

Travailler demain : 5 tendances au sujet des environnements de travail des métiers émergents – Une étude exploratoire menée sur 7 métiers: Data scientist, UX designer, Roboticien, Chief Happiness Officer, Community Manager, Développeur, Brand Content Manager.

Travailler demain : 5 tendances au sujet des environnements de travail des métiers émergents

 

LA FIN DU BUREAU TRADITIONNEL AU PROFIT D’ESPACES ET D’OUTILS COLLABORATIFS

Le bureau de l’entreprise devient moins désirable. Près de 60% des personnes interrogées travaillent encore dans des bureaux traditionnels, mais seulement 1/3 d’entre eux souhaitent continuer à travailler dans cet environnement.

Le coworking en plein essor. Alors qu’aujourd’hui, il ne représente qu’une part infime des situations de travail, les interrogés expriment un souhait très fort de travail au sein d’espaces de coworking. Plus largement, les environnements liés à l’innovation (accélérateurs, incubateurs) se caractérisent par une forte désirabilité.

Facebook, messenger, Google hangout, Skype, Slack et Yammer favorisent l’instantanéité de la relation et sont privilégiés aux emails.

 L’HUMAIN, LE SENS ET L’ÉQUIPEMENT TECHNOLOGIQUE COMME LEVIER DE PERFORMANCE

95% des personnes interrogées placent la solidarité des équipes comme l’un des 3 leviers majeurs de performance.

« Le fait d’être dans un l ieux où il y a une dynamique et une émulation dans le travail, de voir avancer les autres, ça nous motive à nous bouger.»

Plus de la moitié d’ entre eux citent un leadership qui donne du sens et un équipement compétitif comme éléments déterminants pour l’ efficacité dans leur travail.

 

LES ESPACES ET ÉQUIPEMENTS DÉDIÉS AU BIEN-ÊTRE ET À L’INNOVATION COMME CRITÈRES D’ATTRACTIVITÉ

Playrooms, salles de sports et creative rooms sont cités comme équipements les plus attendus.

« Nous avons prévu un espace de détente avec café, canapé qui sera juste pour nous. De plus, les fondateurs de notre startup sont de grands amateurs de sieste, et qui pensent que c’est bien de pouvoir faire des siestes de 5 à 10 minutes.»

 

L’EFFACEMENT DES FRONTIÈRES ENTRE SPHÈRES PERSONNELLE ET PROFESSIONNELLE

¼ des personnes interrogées pratiquent régulièrement le travail à domicile.

La connexion a son réseau personnel est assumée durant son temps de travail

« Disons que, la vie personnelle et professionnelle se chevauche assez souvent, donc je suis un peu connecté avec tout le monde. »

LA SILICON VALLEY, MODÈLE CULTUREL DOMINANT EN TERMES D’IMAGINAIRE DE TRAVAIL IDÉAL ?

Infographie copie

L’étude a été menée quatrième trimestre 2016 auprès de 70 personnes de moins de 30 ans, représentants des 7 métiers présentés en
début d’infographie, par questionnaire internet et par entretiens en face à face. Les répondants appartenaient à des secteurs variés
(Assurance, Audit/Conseil, Communication-Marketing, Cosmétique, Design, Développement logiciel et Web et applications, Distribution
d’articles de sport, Divertissement, E-commerce, Economie collaborative, Formation, Industrie automobile, Jeux vidéos, Mobilité,
Recherche éducation, Relation Client, Robotique, Retail, Conseil en stratégie et management opérationnel, Finance, Transports,
Banque)

 

Construisez les métiers du futur avec nous !

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Vous avez moins de 31 ans ?

Votre métier ou vos études se rapprochent de : 

  • Data scientist,
  • UX designer,
  • Community manager,
  • Roboticien,
  • Feel good manager ou chief happiness officer,
  • Business relationship manager,
  • Brand content manager,
  • Développeur

Votre vision de la collaboration et des environnements de travail de demain nous intéresse !

Le questionnaire est anonyme et se remplit en 10 minutes seulement, vous n’avez aucune excuse pour ne pas y répondre!

La suite, c’est par ici :  https://antoinedv.typeform.com/to/CZxWml

Vous préférez l’échange humain ? Je vous propose un entretien plus complet, et je m’adapte à vos disponibilités. Contactez-moi.

Les participants auront accès aux résultats du questionnaire sur demande.

Merci de votre participation !

Antoine.

(lien disponible jusqu’au 16/09/16)

Contact : Antoine Della Valle, antoine.dellavalle@aktan.fr

L’apport de la gamification dans la linguistique de corpus

Aktan était présent aux 8èmes JLC2015, Journées Internationales de Linguistique de Corpus qui se tenaient en ce début septembre. Ces journées sont un moment de partage de résultats et de confrontation d’outils et d’expériences. Elles réunissaient les chercheurs concernés par l’utilisation de l’informatique pour l’analyse des faits de langue dans les corpus.

 
Parmi les interventions intéressantes à ces journées, on peut retenir particulièrement celle de Karën Fort intitulée Experts ou (foule de) non-experts ? La question de l’expertise des annotateurs vue de la myriardisation (crowdsourcing).

 
Karën y montre les avantages et bénéfices des sciences participatives appliquées aux sciences du langage, notamment au travers des GWAP (Game with a Purpose), jeux ayant un but en français, et remet en cause la « sacro-sainte expertise » : faire développer des ressources linguistiques (lexiques, corpus annotés, etc) pour le traitement automatique du langage par une foule de non experts dont c’est le loisir, pour des résultats de bonne qualité. Les GWAP s’appliquent particulièrement bien au développement de ressources langagières diverses, qui sont de manière générale très couteuses à développer en terme de temps et d’argent, et qui sont soumises à des aléas de qualités dus aux différents domaines d’expertise et à l’interprétation des annotateurs.

 
Son intervention illustre comment en intégrant de la « gamification » dans le développement participatif de ces ressources, on peut obtenir des résultats de qualité satisfaisante, de manière rapide et peu coûteuse. En effet, les résultats fournis par la masse de joueurs venant d’horizons différents sont moins soumis à la subjectivité que ceux de quelques annotateurs experts. Le coût de revient de l’élaboration de ces ressources est également réduit au simple développement du jeu, et même si cela représente un important investissement au départ, il ne doit pas être laissé au hasard car cela conditionne sa réussite.

 
Effectivement, il est important de structurer le jeu pour tirer le meilleur du potentiel des joueurs, en utilisant une méthodologie adaptée (on peut citer la méthode Game par exemple), notamment en terme de formation des joueurs, de vérification et d’évaluation des résultats, de captation et fidélisation des joueurs. Chaque nouveau joueur doit être formé et testé par l’intermédiaire du jeu de manière à vérifier si ses réponses sont pertinentes et conformes aux objectifs et attentes. N’oublions pas que les joueurs sont pour la plupart des non-experts en annotation au départ, mais avec un jeu correctement structuré, l’objectif est de les guider jusqu’à ce qu’ils deviennent des experts sur la tâche qu’ils doivent accomplir. A noter que même des experts en annotation doivent être formés pour des tâches spécifiques portant sur des ressources spécialisées.

 
Avec un jeu attrayant respectant les règles de la gamification, les ressources peuvent être très rapidement disponibles et à moindre coût, par des personnes volontaires et motivées dont c’est le loisir.

 
L’exemple le plus marquant de la réussite de la gamification utilisée de manière adaptée et efficace est sans doute le jeu FoldIt, dans lequel les joueurs ont résolu en 3 semaines un problème très spécifique (découverte d’une structure de protéine) que les ordinateurs n’arrivaient pas à résoudre, et sur lequel les scientifiques étaient bloqués depuis plus de 10 ans… Cet exemple montre bien que la collaboration à travers le jeu de non-experts correctement formés à une tâche spécifique peut être très puissante.

 
 

Pour aller plus loin :
Lang, T., Bertholet, G., & Muletier, C. (2014). La gamification: Ou l’art d’utiliser les mécaniques du jeu dans votre business. Editions Eyrolles.
Fort, K., Guillaume, B., and Stern, V. (2014). Zombilingo : eating heads to perform dependency syntax annotation (zombilingo : manger des têtes pour annoter en syntaxe de dépendances)
Fort, K., François, C., Galibert, O., and Ghribi, M. (2012a). Analyzing the impact of prevalence on the evaluation of a manual annotation campaign.
Quelques GWAP :
FoldIt, résolution de problèmes scientifiques (Khatib et al, 2001)
Zombilingo, annotation de corpus en syntaxe de dépendance (Fort et al, 2014)
JeuxDeMots, création d’un réseau lexical (Lafourcade et joubert, 2008)
PhraseDetective, annotation des anaphores (Chamberlain et al, 2008)