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[Infographie] Travailler demain : 5 tendances au sujet des environnements de travail des métiers émergents

Travailler demain : 5 tendances au sujet des environnements de travail des métiers émergents

Travailler demain : 5 tendances au sujet des environnements de travail des métiers émergents – Une étude exploratoire menée sur 7 métiers: Data scientist, UX designer, Roboticien, Chief Happiness Officer, Community Manager, Développeur, Brand Content Manager.

Travailler demain : 5 tendances au sujet des environnements de travail des métiers émergents

 

LA FIN DU BUREAU TRADITIONNEL AU PROFIT D’ESPACES ET D’OUTILS COLLABORATIFS

Le bureau de l’entreprise devient moins désirable. Près de 60% des personnes interrogées travaillent encore dans des bureaux traditionnels, mais seulement 1/3 d’entre eux souhaitent continuer à travailler dans cet environnement.

Le coworking en plein essor. Alors qu’aujourd’hui, il ne représente qu’une part infime des situations de travail, les interrogés expriment un souhait très fort de travail au sein d’espaces de coworking. Plus largement, les environnements liés à l’innovation (accélérateurs, incubateurs) se caractérisent par une forte désirabilité.

Facebook, messenger, Google hangout, Skype, Slack et Yammer favorisent l’instantanéité de la relation et sont privilégiés aux emails.

 L’HUMAIN, LE SENS ET L’ÉQUIPEMENT TECHNOLOGIQUE COMME LEVIER DE PERFORMANCE

95% des personnes interrogées placent la solidarité des équipes comme l’un des 3 leviers majeurs de performance.

« Le fait d’être dans un l ieux où il y a une dynamique et une émulation dans le travail, de voir avancer les autres, ça nous motive à nous bouger.»

Plus de la moitié d’ entre eux citent un leadership qui donne du sens et un équipement compétitif comme éléments déterminants pour l’ efficacité dans leur travail.

 

LES ESPACES ET ÉQUIPEMENTS DÉDIÉS AU BIEN-ÊTRE ET À L’INNOVATION COMME CRITÈRES D’ATTRACTIVITÉ

Playrooms, salles de sports et creative rooms sont cités comme équipements les plus attendus.

« Nous avons prévu un espace de détente avec café, canapé qui sera juste pour nous. De plus, les fondateurs de notre startup sont de grands amateurs de sieste, et qui pensent que c’est bien de pouvoir faire des siestes de 5 à 10 minutes.»

 

L’EFFACEMENT DES FRONTIÈRES ENTRE SPHÈRES PERSONNELLE ET PROFESSIONNELLE

¼ des personnes interrogées pratiquent régulièrement le travail à domicile.

La connexion a son réseau personnel est assumée durant son temps de travail

« Disons que, la vie personnelle et professionnelle se chevauche assez souvent, donc je suis un peu connecté avec tout le monde. »

LA SILICON VALLEY, MODÈLE CULTUREL DOMINANT EN TERMES D’IMAGINAIRE DE TRAVAIL IDÉAL ?

Infographie copie

L’étude a été menée quatrième trimestre 2016 auprès de 70 personnes de moins de 30 ans, représentants des 7 métiers présentés en
début d’infographie, par questionnaire internet et par entretiens en face à face. Les répondants appartenaient à des secteurs variés
(Assurance, Audit/Conseil, Communication-Marketing, Cosmétique, Design, Développement logiciel et Web et applications, Distribution
d’articles de sport, Divertissement, E-commerce, Economie collaborative, Formation, Industrie automobile, Jeux vidéos, Mobilité,
Recherche éducation, Relation Client, Robotique, Retail, Conseil en stratégie et management opérationnel, Finance, Transports,
Banque)

 

LE LIVING LAB : Un espace d’expérimentation citoyenne

 

Les tiers lieux sont des prototypes en constante évolution. Ils incarnent à eux seuls l’émergence de nouvelles formes de production de valeurs, plus collaboratives, plus digitales et surtout plus centrées sur l’utilisateur. Aujourd’hui nous pouvons observer que ce phénomène se déploie à l’ensemble des couches de la société : dans les entreprises, dans le secteur public, dans la sphère citoyenne..

Le Living Lab fait partie de toutes ces typologies de lab émergents actuellement :
« Environnements ouverts d’innovation en grandeur réelle, où les utilisateurs participent à la création de nouveaux services, produits et infrastructures sociétales. »

Le Living Lab est avant tout une démarche permettant de faciliter et d’accompagner l’expérimentation d’innovation centrée utilisateurs. Plus qu’un lieu physique il s’agit d’un lieu symbolique pour toute une communauté d’utilisateurs, convergence d’une même volonté de produire ensemble dans un esprit d’ouverture et de collaboration.

 

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LE CONTEXTE

L’apparition des Livings Lab fait suite à des changements sociétaux qui sont une tendance de fond :

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LE LIVING LAB DE TOURS

Le projet du Living Lab de Tours s’inscrit dans la politique d’attractivité et de rénovation urbaine de l’agglomération de la ville de Tours. Coopaxis et Aktan, copilotes du projet, développent ensemble une stratégie permettant de développer les usages du numérique à toutes les couches de la société : entreprises, collectivités, associations, habitants. Cet espace apporte une dimension manquante : celle de l’expérimentation grandeur réelle de prototypes de nouveaux produits ou services. Les enjeux du Living Lab de Tours sont nombreux. Il interroge la notion d’espace plus ouverts, la notion de connaissance qui passe par l’expérience, notre rapport à l’’expérimentation, à l’expertise, à l’animation d’un espace et son appropriation par le public.

 

LA PREMIERE EXPERIMENTATION DU LIVING LAB DE TOURS

Sous une pluie battante, les deux structures sortent de terre. Installées en plein coeur du Sanitas, elles trônent au centre de la place Anne de Bretagne, à la vue des habitants qui regardent de loin ces drôles de formes qui éveillent leur curiosité. Les quatre animations en place, les visiteurs sont interrogatifs :

« A quoi ça sert ? »

« Ce sont les cabanes du Sanitas ? »

« Je peux essayer ? »

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Les animateurs aiguillent les habitants et leur expliquent la démarche tout en les invitant à participer aux ateliers. Ces espaces sont des lieux de ré-exion et de participation citoyenne où produire ensemble un ensemble de ré-exions sur le Sanitas. Comment était-il hier et surtout comment sera-t-il demain ? Les phrases fusent, les histoires se racontent, les idées se partagent. Un espace où l’on peut récolter toutes ces données essentielles à l’évolution d’un quartier.


L’ATELIER 1:

Le Jeu Sanikart et la carte d’expression du Sanitas.

« C’est le Sanitas en jeu vidéo ! »

« On fait la course dans le quartier ? »

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Développé en Décembre 2013, par Artefact et le FunLab, à l’occasion de la Saint-Urbain (à l’initiative de pOlau-Pôle des arts urbains), le Sanikart est un jeu vidéo/karting où les joueurs peuvent se déplacer dans les rues de leur quartier.


 Devant l’écran, ses yeux s’écarquillent. Il déambule dans le quartier assis sur cette chaise, les manettes à la main. Il sourit et commente :

« Il manque des arbres et beaucoup de plantes ! »

« Et le terrain de foot de l’école Diderot, il est où ? »

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Il connaît son quartier par coeur, dans les moindres détails. L’animateur saisit toutes les remarques, essentielles pour l’amélioration du jeu, essentielles pour une meilleure compréhension du quartier. Avoir des retours directs des habitants du quartier sur leur propre expertise de l’environnement permet d’être dans une démarche objective d’amélioration des propositions. Après le jeu en 3D, il inscrit sur une carte derrière lui, les expressions données au quartier : la place Anne de Bretagne devient les Bancs Marrons et l’arrêt de Tramway, la zone T.


Les représentations du quartier ne sont pas les mêmes mais pourtant il se repère. Il chemine sur cet autre plan du Sanitas,. Il pointe son doigt sur le plan, il se dirige et retrouve vite son chemin.

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Le Sanikart dépasse alors un aspect uniquement ludique. Le jeu devient un support pour découvrir les nouveaux usages du numériques mais aussi un support d’apprentissage de nouvelles compétences. Véritable outil de médiation sociale qui interroge le cadre de vie des habitants en valorisant le quartier, le Sanikart favorise les coopérations entre diérents groupes plus ou moins à l’aise dans l’usage du numérique.


L’ATELIER 2 :

Les délimitations du quartier

Je lui donne la feuille A4 avec une partie de la ville de Tours imprimée. On discute ensemble de sa vie dans le quartier, de ses chemins quotidiens pour aller faire des courses, pour rentrer chez lui, pour aller voir des amis. Un parcours se dessine sur cette feuille, délimitant ses frontières du quartier. Où commence le Sanitas ? Où s’arrête-t-il ? Autant de questions qui suscitent l’imaginaire des limites de notre environnement.

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Cet espace inscrit sur cette feuille montre qu’il existe une multitude de visions et d’interprétations. En fonction des habitudes, en fonction des parcours de vie au sein du Sanitas, chaque proposition est diérente et montre la richesse des expériences au sein du quartier. Partager cette expertise et cette expérience riche en apprentissage pour une meilleure compréhension du quartier T.

 


L’ATELIER 3:

La Borne interactive d’expression des citoyens

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Il s’approche de la borne, tâtonne, regarde cette installation étrange où les fils dépassent de tous les côtés. Intriguée, elle appuie sur l’écran, une fois, deux fois.

Il repart.

Quelques minutes après, il revient, on discute de l’objet, de l’interface, de l’installation et je lui propose que l’on fasse le test ensemble.

Il lance l’enregistrement. Le décompte débute. La voix est hésitante, le regard ne se fixe pas. Puis peu à peu, le rythme de ces mots s’accélére, les idées fusent. Désormais, il s’adresse à la borne. Il lui parle , et crée un lien avec cet objet, s’y agrippe.

Il donne son avis pour un projet de jardin partagé dans son quartier. Il enregistre un chant qu’il fredonne souvent avec ses amies, puis il propose une idée pour son quartier de demain. Quelle est sa capacité à s’enregistrer ? A donner son avis et à partager ses idées ?

Dans cette « boîte/borne » à idées, il dépose ses ressentis, ses envies, ses histoires. Il exprime son quartier, ses frustations, ses rêves et ses envies.

Le rôle de l’animateur est une nouvelle fois primordial : il permet de capter les besoins de l’utilisateurs, sa compréhension du prototype, sa capacité à s’investir et donc à lui proposer une expérience adaptée.


L’ATELIER 4 :

La valorisation des savoir-faire

Il prend un carton et y inscrit quelques lignes :

« Ecriture de textes de chanson et instruments. »

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Il hésite à écrire, il cherche ses mots. Comment décrire ce savoir-faire? Il maîtrise l’écriture de textes, mais comment l’exprimer, quels mots choisir, comment le décrire ? L’animateur permet de formaliser une pensée, une idée. Il accompagne ce cheminement jusqu’à l’aboutissement d’une formalisation plus précise.

Le quartier est composé d’une multitude de talents, non identités, non repérés, non coordonnés et non reliés. Ecrire son savoir-faire en quelques lignes et le repérer sur une carte permet de mutualiser l’ensemble des talents présents dans le quartier.

Entrer dans une démarche d’innovation plus ouverte, plus collaborative demande de repérer les connaissances en présence et de les mettre en lien. Cette première étape a permis de repérer ses savoir-faire pour ensuite les coordonner. Ces talents reprérés permettent également de mettre en lien des savoir-faire identités avec des projets d’insertion.

 

 

Entreprises et lieux d’innovation

Les labs se multiplient au service de la transformation et de l’innovation en entreprise

 

Aktan mène plusieurs projets de labs d’innovation avec des entreprises et des territoires. Dans ce contexte, nous avons voulu en apprendre plus sur les pratiques des organisations et le partager avec vous.

Nous avons donc demandé à l’institut CSA d’interroger 200 dirigeants français de grandes entreprises. Les résultats sont synthétisés dans l’infographie.

Elle nous permet d’apprendre que près d’un 1 dirigeant français sur 2 s’appuie sur un espace dédié pour accélérer sa démarche en matière d’innovation.

 

Alors que 88% des interrogés estiment que l’innovation est prioritaire ou importante pour le développement de l’entreprise, ils sont 45% à avoir déjà mis en place un espace dédié à l’innovation et 6% à envisager de le faire.

« Dans un contexte de renouvellement des modèles économiques, les espaces dédiés à l’innovation et notamment les « labs » sont des outils puissants pour expérimenter les nouveaux modes d’innovation et les formes de collaboration émergentes, axées sur le faire et le partage. Les labs sont également de réelles infrastructures de transformation culturelle, donnant un caractère tangible et concret au changement. Aujourd’hui, que ce soit en entreprise, dans le secteur public ou la sphère citoyenne, le lab devient un passage obligé pour expérimenter la transformation », commente Paul Pietyra, Président d’Aktan.  

 

Lieux d’innovation : des espaces dédiés avant tout à la formation et aux tests utilisateurs

 

En termes de bénéfices attendus, il s’agit avant tout de structurer un cadre de production accéléré d’innovation. Cela permet non seulement d’incarner la transformation souhaitée mais aussi de favoriser la montée en compétence des équipes en matière d’innovation. D’autre part, la mise en place d’un espace dédié est un moyen pour les entreprises de mettre l’accent sur l’innovation articulée autour de l’utilisateur. Elle permettrait ainsi de recentrer l’intégralité de la stratégie sur le bénéfice client.

Dans ce contexte, lorsqu’ils sont interrogés sur les grandes fonctionnalités envisagées pour un espace innovation, 67% des dirigeants citent la formation et 63% les tests utilisateurs. Ces items sont suivis par le prototypage rapide, le bien-être/la convivialité ou encore le co-working.

 

Les ingénieurs plébiscités pour la mise en place d’une démarche innovation

 

Pour la création d’espaces dédiés, les profils recherchés en priorité sont des ingénieurs (41%), suivis des data scientists (15%), des designers (12%) ou encore des ergonomes (5%). « Les logiques de recrutement sur ces lieux sont pour l’instant très cantonnés sur des profils scientifiques qui répondent aux problématiques liées aux transformations technologiques, et plus particulièrement au digital et à l’avènement du Big Data. Toute la réflexion autour de la conception de services innovants par le design de services, ainsi que la compréhension des besoins nécessaires pour réussir à se recentrer sur l’utilisateur, semblent mises de côté, or elles sont indispensables. Les fonctions d’ergonomes et de designers ont ici un vrai rôle à jouer pour répondre à cet enjeu. C’est notamment ces profils que l’on retrouve aujourd’hui dans les formats de type « labs », dont la visée est ouvertement orientée sur l’expérience et l’expérimentation des usages utilisateurs », commente Paul Pietyra.

 

La démarche d’innovation s’intègre dans une stratégie globale de transformation

 

Pour 85% des entreprises ayant entamé une démarche d’innovation ou ayant le projet de le faire, cela relève avant tout d’une stratégie globale de transformation. « Bien plus qu’un phénomène de mode, cette tendance laisse percevoir l’émergence de nouvelles formes de production de valeur et de collaboration, qui transforment le modèle actuel des entreprises. Ainsi, elles deviennent plus digitales, plus collaboratives, et placent les utilisateurs au centre de leur réflexion », complète le Président d’Aktan.

Interrogés sur les motivations quant à leur démarche, 63% des dirigeants citent la volonté d’être plus compétitif, 42% le souhait de donner une image d’acteur innovant à la fois en interne et en externe et 40% leur envie d’étudier des idées et des concepts en matière de faisabilité technique et d’études de marché.

 

 

Aktan - Entreprises et lieux innovation - Dataviz light-01

 

 

Plus de détails sur l’étude